Les corolles abritent une baie orange vif, qui leur fait mériter ce nom commun « d’amour en cage »
Les physalis, coquerets ou alkékenges dans les haïku et tanka, une fiche du projet « mot de saison – Pays Basque ».
Saison : Automne
Classement du mot de saison : Plante
Basque : Physalis
Espagnol : Physalis ; Uchuva ; Tomatillo
Anglais : Physalis ; Cape Gooseberry
Nom latin : Physalis
Description :
Le genre physalis rassemble des plantes de la famille des solanacées originaires des régions chaudes et subtropicales, dont certaines d’Amérique Latine (d’ou leurs noms de « tomatillo » en espagnol, la tomate appartenant à la même famille). Les premières cultures sont attribuées aux Incas du Pérou qui cultivaient la plante pour ses qualités nutritives, et aromatiques.
Les fleurs de ces plantes annuelles ou vivaces poussent à l’aisselle des feuilles. Mais ce sont les corolles entourées d’un calice orange vif qui attirent l’attention à l’automne. Elles renferment des baies, qui arrivées à maturité, sont comestibles pour certaines variétés. Les fruits sont même réputés pour leurs saveurs et sont consommés soit en l’état, soit utilisées en pâtisserie et confiserie pour produire des jus, des gelées, des glaces ou même comme ingrédients dans certaines sauces.
L’art floral recourt également à la plante, ses corolles vives faisant penser à des petites lanternes.
Physalis et poésie :
Marcel Hermana dans ce poème intitulé « Voix d’Odounko » s’intéresse quant à lui à la floraison des physalis et non à ses fruits.
Voix d’Odounko
Et cette voix disait :
Marne, ne pleure plus ! Les dieux sont bons pour nous !
Heureux sont au pays des Morts les Abikous !
Regarde cette fleur d'ayopa qui balance
Ses pétales d'azur dans l'éternel silence :
C'est moi ! J'habite en elle ! — Admire ce ramier
Pleurant dans les rameaux touffus du bentanier :
Mon cœur bat sous son aile et si tu penches
Ton front vers le velours des physalis, fleurs blanches
Qui font de l'herbe verte un tapis étoile,
Mon cœur s'y trouve encor ! — Quand de ton pas voilé
Tu frôles les glaïeuls qui couvrent la campagne :
Avec leur doux parfum j'enveloppe ton pagne !
Mon âme dans le sein des nymphéas s'endort
Et fait frémir le luth des asphodèles d'or !
Ecoute l'aranran, la nuit : C'est moi qui chante
Sous les mangliers noirs une chanson touchante !
Marne, partout je suis avec toi : sur le sol
Que tu foules, dans l'air où ton cœur prend son vol ;
Et lorsque tu t'endors au murmure des grèves :
Je frissonne impalpable et joyeux dans tes rêves !
— Marne, ne pleure plus ! les dieux sont bons pour nous !
Heureux sont au pays des Morts les Abikous !
Source et bibliographie :
Titre : Les Alérions de Lorraine. Sonnets, poèmes et poésies / Éditeur : G. Pierrot (Montmédy) / Date d'édition : 1899 / Provenance : bnf.fr
Le temps d’un clic, retrouver ce mot de saison dans les haïku et tanka de kirikino
Haïku :
Tanka
Retrouver les autres mots de saison du « Saijiki Pays Basque »






