Peu calorique, cet aliment est recherché pour ses propriétés apéritives et diurétiques.
Les radis noirs dans les haïku et tanka, une fiche du projet « mot de saison – Pays Basque ».
Saison : Fin de l’automne début de l’hiver
Classement du mot de saison : Végétaux
Basque : Errefau beltz
Espagnol : Rabano negro
Anglais : Black radish
Latin : Raphanus sativus var. niger
Description :
Introduits tardivement en France (XVIII° siècle), les radis quelques que soient leurs couleurs (rouges, roses ou noirs) possèdent tous plus ou moins ces mêmes propriétés reconnues au radis noirs, mais la tradition en herboristerie est de préférer le radis noir pour les usages médicinaux, notamment le jus que l’on extrait de sa racine agissant sur le système digestif et notamment le foie et la vésicule biliaire.
Ce légume de la famille des Brassicacées possède une peau rugueuse de couleur noire à violette, et une chair blanche, ferme et aqueuse. Peu nutritif mais riche en vitamines, le radis noir se récolte à la fin de l’automne et sa racine une fois pelée se mange crue en rondelles ou râpée mais peut être également consommée cuite comme les navets. Son goût prononcé peut s’avérer parfois très piquant ; comme tous les radis, la plante demande à être arrosée avec régularité.
Radis et poésie :
Albert Samain (1858-1900) dans le poème suivant nous invite à découvrir la cuisine d’une maison bourgeoise (ou bien serait ce celle d’un bon restaurant), ou nous retrouvons les radis, parmi les nombreuses victuailles amoncelées sur la table.
La cuisine
Dans la cuisine où flotte une senteur de thym,
Au retour du marché, comme un soir de butin,
S’entassent pêle-mêle avec les lourdes viandes
Les poireaux, les radis, les oignons en guirlandes,
Les grands choux violets, le rouge potiron,
La tomate vernie et le pâle citron.
Comme un grand cerf-volant la raie énorme et plate
Gît fouillée au couteau, d’une plaie écarlate.
Un lièvre au poil rougi traîne sur les pavés
Avec des yeux pareils à des raisins crevés.
D’un tas d’huîtres vidé d’un panier couvert d’algues
Monte l’odeur du large et la fraîcheur des vagues.
Les cailles, les perdreaux au doux ventre ardoisé
Laissent, du sang au bec, pendre leur cou brisé ;
C’est un étal vibrant de fruits verts, de légumes,
De nacre, d’argent clair, d’écailles et de plumes.
Un tronçon de saumon saigne et, vivant encor,
Un grand homard de bronze, acheté sur le port,
Parmi la victuaille au hasard entassée,
Agite, agonisant, une antenne cassée.
Le temps d’un clic, retrouver ce mot de saison dans les haïku et tanka de kirikino.
Haïku :
- Chaud devant ;
- Radical ;
Tanka :
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