Complexe et varié, le chant de l’alouette a inspiré de nombreux artistes, séduits par les innombrables variations. La migration massive et régulière, de ce passereau se produit au mois de Septembre, jusqu’au début de l’hiver. Mais, curieusement, c’est à la fin du printemps que nous sommes le plus attentif à son chant.
Les alouettes dans les haïku et tanka, une fiche du projet « mot de saison Pays Basque».
Saison : Fin du printemps
Classement du mot de saison : Animaux
Basque : Hegatxabal
Espagnol : Alondra
Anglais : Lark
Nom Latin : Alauda sp.
Description :
Le plumage de l’oiseau est partagé en deux zones très différenciées. La partie supérieure est brune et striée de brun noirâtre. La partie inférieures est blanche ou avec des nuances claires : chamoisé clair strié de brun pour la poitrine, jaunâtre et striée pour la gorge. La queue est noire, et les ailes comportent des liserés blancs. L’alouette vivant principalement au sol, ce plumage lui assure une tenue de camouflage idéale.
La tête est munie de longues plumes sur une calotte foncée qui à certains moments se hérissent en forme de crête.
L’alouette est surtout connue pour la complexité et l’harmonie de son chant émis en vol. En Pays Basque la méthode de chasse traditionnelle au filet requiert de la part du chasseur, un long apprentissage du chant à l’aide d’un sifflet particulier (sifflet à alouette) avant de pouvoir correctement imiter le passereau et l’inviter à se poser. Le chant émis au sol est par contre plus court.
Dés la fin février, les mâles entament des vols nuptiaux bien particuliers : vols en spirales entrecoupés de battements d’ailes et de « glissés », le tout en chantant.
L’alouette des champs se nourrit principalement d’insectes, de larves et de graines diverses et variées. On la trouve principalement dans les zones de campagne ouverte.
L’alouette et la poésie :
Dans son poème « L’impossible » dont voici un extrait la poétesse Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859), ne fait pas référence au chant de l’alouette mais à son vol, comme métaphore de sa vie d’enfant.
Qui me rendra ces jours où la vie a des ailes
Et vole, vole ainsi que l'alouette aux cieux,
Lorsque tant de clarté passe devant ses yeux,
Qu'elle tombe éblouie au fond des fleurs, de celles
Qui parfument son nid, son âme, son sommeil,
Et lustrent son plumage ardé par le soleil !
(…)
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Tanka :
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