Selon l’intensité de l’orage, ce phénomène météo peut compromettre en quelques minutes les récoltes à venir des fruits de l’année.
La grêle de printemps dans les haïku et tanka, une fiche du projet « mot de saison – Pays Basque ».
Saison : Printemps
Classement du mot de saison : Phénomènes célestes et météorologiques
Basque : Udaberriko Txingor ; Ubaberriko Kazkabar
Espagnol : Granizo de primavera
Anglais : Spring hail
Description :
On pourrait dire de ce phénomène météorologique que ses principales caractéristiques sont la violence et la soudaineté. Ces précipitations de particules de glace d’une taille plus ou moins variable, se produisent le plus souvent sur un territoire limité à quelques kilomètres carrés et ne durent guère plus d’un quart d’heure. Néanmoins, les effets peuvent être redoutables. Dans ces « couloirs » que la grêle vient de frapper, les dégâts sur la végétation (notamment la vigne et les arbres fruitiers) peuvent être considérables et anéantir en quelques instants la récolte de l’année, sans compter les bris matériels : vitres, carrosserie des voitures, serres et espaces vitrés, toitures…
Grêle et grésil sont favorisés par la formation d’orages de chaleur et frontaux. Les cumulo-nimbus de couleur jaune souffre à gris noir sont souvent annonciateurs d’averse de grêle, ces nuages d’orage contenant toujours des particules de glace et de gouttes d’eau en surfusion. La formation des grêlons s’explique par l’agglomération des particules de glace au sein du nuage. Dans leurs chutes, ils vont entrainer en les refroidissant les gouttes d’eau en surfusion. Il faut un certain temps pour que le phénomène prenne toute sa mesure. Lorsque le poids des grêlons devient suffisant pour faire échec à l'aspiration des courants ascendants, l’averse de grêle se produit.
Averse de grêle et poésie :
Le poète Émile Verhaeren (1855-1916), dans ce poème intitulé « L’orage » s’attache à décrire la brièveté du phénomène
L'orage
Parmi les pommes d'or que frôle un vent léger
Tu m'apparais là-haut, glissant de branche en branche,
Lorsque soudain l'orage accourt en avalanche
Et lacère le front ramu du vieux verger.
Tu fuis craintive et preste et descends de l'échelle
Et t'abrites sous l'appentis dont le mur clair
Devient livide et blanc aux lueurs de l'éclair
Et dont sonne le toit sous la pluie et la grêle.
Mais voici tout le ciel redevenu vermeil.
Alors, dans l'herbe en fleur qui de nouveau t'accueille,
Tu t'avances et tends, pour qu'il rie au soleil,
Le fruit mouillé que tu cueillis, parmi les feuilles.
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Haïku :
Tanka :
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