Avec plusieurs centaines d’espèces différentes, ces plantes offrent une diversité incroyable de feuillages et de floraisons.
Les bruyères d’été dans les haïku et tanka, une fiche du projet « mot de saison Pays Basque ».
Saison : Eté
Classement du mot de saison : Plante
Basque : Txilar (brana ; elar ; ainar )
Espagnol : Brezo
Anglais : Heather
Nom latin : Erica sp. + Calluna vulgaris + Daboecia cantabrica
Description :
Sous le terme bruyère, on désigne communément deux genres de plantes différentes, très mellifères : le genre Erica et le genre Calluna, appartenant tous les deux à la famille des éricacées.
Les très nombreuses variétés sont à l’origine de floraisons réparties sur l’ensemble de l’année, y compris l’hiver. Mais celle-ci est particulièrement remarquable l’été et notamment à la fin de l’été. Les fleurs de couleurs blanches, roses, mauves ou pourpres sont disposées en grappes.
Le port est dépendant de la variété. On peut ainsi se trouver en présence de bruyères naines, rampantes, arborescentes ou encore arbustives.
Généralement les bruyères affectionnent les sols siliceux, bien exposés, aussi bien en montagne que dans les landes et parcours.
Bruyère d’été et poésie :
Le sentier décrit dans ce poème du Canadien Alphonse Beauregard (1881-1924) aurait pu décrire un chemin en Pays Basque si ce n’est la mention de quelques plantes comme le « pain d’oiseau » connu chez nous sous le nom de brize ou encore « le petit thé » une airelle de la famille des éricacées spécifique aux forêts d’Amérique du Nord.
Le sentier
Le sentier que j'aime le mieux
Quitte en sournois la route blanche
Où passent trop de curieux,
Et disparait entre les branches.
Celui qui traça son parcours
Fut, je crois bien, un solitaire
Qui pour écrire ses amours,
Choisit comme papier la terre.
Sitôt à l'abri des regards
Il devient un chemin tout rose
Coupant la bruyère au hasard.
- Première joie en l'âme éclose.
Puis il saute un ruisseau : miroir
Où l'on se rencontre avec Elle :
Dans un sourire on laisse voir
L'inclination mutuelle.
Lestement il grimpe un coteau
Dont les framboises et la menthe,
Le petit thé, le pain d'oiseau
Disent une époque attrayante.
En faisant un détour brusqué
Il montre un pic nu, détestable,
Qui semble un bandit embusqué.
- Cette querelle inévitable !
Voici qu'au bord de la forêt
Il marque à peine l'herbe rase,
Se glisse presque droit, discret.
- L'accord se rétablit. On jase.
Des buissons transparents, soudain,
Il émerge et court à la grève,
D'un lac aux horizons lointains
Où vogue, épanoui, le rêve.
...........................
Le sentier où je fus souvent
A tant d'attraits pour ceux qu'il guide,
Que nul ne s'en écarte avant
De se trouver, au lac sans rides,
Face à l'amour vaste et limpide.
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Haïku :
Tanka :
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