C’est sans doute le rapace diurne que l’on peut observer le plus facilement et le plus fréquemment dans nos campagnes. Mais détrompez-vous, l’oiseau n’est point sot, essayez de l’approcher pour voir.
Les buses variables dans les haïku et tanka, une fiche du projet « mot de saison Pays Basque ».
Saison : Eté
Classement du mot de saison : Animaux
Basque : Zapelatz arrunt
Espagnol : Ratonero commun
Anglais : Common buzzard
Nom Latin : Buteo buteo.
Description :
Parmi les nombreuses espèces de buses, la plus connue reste la buse variable qui doit son nom au plumage brun dont le dessous est tacheté de blanc, mais aux couleurs très variables. Tête ronde, bec courbé dès la base, queue relativement courte, les individus selon le sexe sont peu dissemblables sinon la taille de la femelle un peu plus grande celle du mâle.
Son chant haut perché, (piaulement) s’entend de très loin, et révèle sa présence. La buse se plaît dans un habitat varié de forêts et de champs. Elle adopte de longues pauses immobiles sur les branches d’arbres ou sur des piquets de clôture, ce qui permet de l’observer à loisir.
Depuis son poste d’observatoire, ou lors de ses vols au dessus des champs, elle repère ses proies grâce à sa vue perçante avant de fondre sur elles : rongeurs, petits mammifères, oiseaux, reptiles, batraciens…
Territoriales, les buses entament leurs vols nuptiaux à la fin de l’hiver et au début du printemps. Ces vols en couple se caractérisent par une succession d’ellipses, de planés et de descentes en piqué. Le nid construit de rameaux secs, est construit en hauteur dans les arbres. Les jeunes demeurent dépendants jusqu’au début de l’été ou la famille se disperse. C’est donc à cette période que leur nombre est le plus important, d’autant plus dans les zones d’élevage, que les activités de fenaison autorisent un repérage aisé de leurs proies.
Buses et poésie :
Dans cet extrait d’un poème intitulé « Les pantins » de l’abbé de Lattaignant : Gabriel Charles (1697-1779), il est question du nom de l’oiseau, terme peu flatteur qualifiant une personne sotte et ignare, expression qui doit son origine à la tête figée du rapace tandis qu’il guette sa proie.
Les pantins
À Mme Coquebert, de Reims
(…)
Gâcon fait l'apothéose
De la suffisante Iris :
Il célèbre en vers, en prose
L'objet dont il est épris ;
Ne fût-elle qu'une buse,
L'auteur l'appelle sa Muse ;
Il a tiré le filet
Le ressort fait son effet.
(…)
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Haïku :
Tanka
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