Ces insectes sociaux nous fascinent pour leurs capacités d’organisation et de travail.
Les fourmis dans les haïku et tanka, une fiche du projet « mot de saison Pays Basque ».
Saison : Eté
Classement du mot de saison : Animaux
Basque : Inurri
Espagnol : Hormiga
Anglais : Ant
Nom Latin : Formicidae (famille)
Description :
La famille des formicidés qui comprend plusieurs milliers d’espèces (dont 400 en Europe) réparties en plusieurs sous-familles, fait partie comme les abeilles ou encore les guêpes de l’ordre des hyménoptères.
Les fourmis vivent dans des fourmilières, colonies disposant d’une organisation sociale complexe, et pouvant rassembler selon l’espèce de quelques dizaines à des millions d’individus.
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| Pour agrandir cliquer sur l'image "Fourmis et aphidiens" Crédit photo : Martin LaBar Photo sous licence Creative Commons |
Ces insectes jouent un rôle déterminant dans le recyclage des espèces (fonction nécrophage), dans la formation et la structuration des sols, dans le maintien et la propagation de la diversité (dissémination de semences par exemple). Certaines espèces disposent également de capacités étonnantes pour vivre en symbiose des végétaux (comme les merisiers par exemple), des animaux (comme le transport des pucerons pour la récolte de miellat) ou même dans certains cas des bactéries.
L’été constitue la saison ou nous apercevons le plus de leurs présences : incessants déplacements en colonnes, invasions soudaines d’une pièce de la maison, nuages de fourmis ailées…
Fourmis et poésie :
« La fourmi n’est pas prêteuse, c’est la son moindre défaut… ». Nous nous souvenons tous de cette fable de Jean de Lafontaine (1621-1695) « La cigale et la fourmi », pour l’avoir apprise enfant. Mais Lafontaine n’est pas le seul poète à s’être intéressé à ces qualités particulières que nous reconnaissons (à tort) aux fourmis ; bien avant lui, Gilles Corrozet (1510-1568) par exemple nous présentait déjà sa version dans le poème suivant.
Des fourmis et de la cigale ou grillon
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| Cliquer sur l'image pour l'agrandir [Illustrations des Fables] / J. J. Grandville, dess. ; Brévières, Hébert, Piaud [et al.], grav. ; Jean de La Fontaine, aut. du texte Source : bnf.fr |
Une grand'troupe de fourmis
Ensemble en un creux s'étaient mis,
Et avaient durant tout l'été
Amassé grande quantité
De blé, qu'ils avaient pu trouver
Pour se nourrir durant l'hiver ;
Lequel venu, une cigale
De qui la cure principale
Est de chanter l'été durant,
Laquelle était faim endurant,
Vint aux fourmis, et leur pria
Lui donner si peu qu'il y a
De leur blé. Ce qu'ils refusèrent,
Et par rigueur lui demandèrent
Qu'elle avait fait l'été passé,
Sans avoir son pain amassé.
Dit la cigale : " Je chantais
Et par les blés je m'ébattais. -
Lors, dirent les fourmis ainsi,
Il faut que l'endures aussi
Puisqu'ainsi est que tu as tant
Chanté l'été en t'ébattant,
Il te faut en hiver danser
Ainsi te faut récompenser. "
Qui ne pourvoit en temps et heure
En grand'nécessité demeure.
Le temps d’un clic, retrouver ce mot de saison dans les haïku et tanka de kirikino
Haïku :
Tanka :
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