Kirikino Saijiki Pays Basque Kigo d’été – Pays Basque Lune d’été – Mot de saison Pays Basque

Lune d’été – Mot de saison Pays Basque

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lune-eteCet astre occupe une position importante dans de nombreuses mythologies. La nôtre ne fait pas exception.
La lune d’été dans les haïku et tanka, une fiche du
projet « mot de saison Pays Basque ».

Saison : Eté

Classement du mot de saison : Phénomène céleste

Basque : Udako ilargi

Espagnol : Luna de verano

Anglais : Summer moon

Description :

Rappelons qu’en matière d’écriture de haïku, la mention du mot lune en l’absence de précisions sur la nature de la saison ou du mois dont il s’agit, fait référence à un mot de saison d’automne.

La lune, unique satellite de notre planète Terre, bien que distante de cette dernière de quelques 384400 km, constitue l’astre le plus visible de notre ciel à l’œil nu, après le soleil. Du fait de sa rotation synchrone expliquant ce que nous appelons les phases lunaires ayant donné naissance à certains calendriers lunaires, la lune nous présente quasiment toujours la même partie de sa surface. Cette face constitue la « face visible » et donc à l’opposé, la face que nous voyons pas étant dénommée la « face cachée ».

Présente dans de nombreuses croyances populaires, la lune pour la mythologie basque : «Ilargia» ou « lumière des morts », surgit du monde occulte, de l’obscurité et de la mort. A ce titre elle éclairerait les âmes des défunts, et mourir en période de lune montante serait de bon augure. On lui attribue la Terre comme mère et, comme au soleil le sexe féminin. Au même titre que de nombreuses forces naturelles adorées par les Basques avant la christianisation, la lune pouvait prendre des apparences humaines.

Lune et poésie :

Alice de Chambrier dans ce poème intitulé « Lune d’été » lui souhaite bien du plaisir à la lune. Comme les hommes, les astres sont éphémères, ou plutôt de passage dans cet univers. Ecoutez plutôt !

Lune d'été

Lune, toi qui franchis, pâle et silencieuse,
L’azur plein d’astres d’or dont la foule te suit ;
Qui jettes sur nos fronts ta clarté radieuse,
Comme un rêve d’argent qui traverse la nuit ;

Tes rayons égarés dans le cristal de l’onde
Semblent des diamants entraînés par le flot,
Qui les berce aux accents d’une chanson profonde,
Belle comme le ciel, triste comme un sanglot.

Tes limpides reflets vont jouer sur les crêtes
Des grands monts sourcilleux rêvant dans l’infini,
Posent des franges d’or sur les fines arêtes,
Sur les rocs crevassés où l’aigle fait son nid.

Dans ton ellipse immense et sans cesse la même,
Combien d’êtres humains n’as-tu pas vu, hélas !
S’avancer lentement jusqu’au gouffre suprême
Où doivent s’engloutir les vivants d’ici-bas ?

Et sais-tu que toi-même aussi, nocturne reine,
Tu cesseras un jour de briller dans les cieux ?
Tu mourras comme doit mourir la race humaine,
Et l’ombre habitera les airs silencieux.

De toutes tes splendeurs, de tes beautés divines,
De ce rayonnement qui remplissait les airs,
Il ne restera rien qu’un chaos en ruines
Traversant égaré la nuit de l’univers !



Le temps d’un clic, retrouver ce mot de saison dans les haïku et tanka de Kirikino

Haïku :

  1. Entraperçue ;
  2. Veille de berger ;


Tanka :

 

Retrouver les autres mots de saison du « Saijiki Pays Basque »

 

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