![]() |
| Pour agrandir cliquer sur l'image "Les meules jaunes" ou "La moisson blonde" Paul Gauguin (1848-1903) Musée d'Orsay - Paris Image du domaine public Source : Wikimedia Commons |
De nos jours, Gauguin aurait bien du mal à peindre sa fameuse toile des « Meules jaunes » ; la récolte des céréales en occident fait désormais l’objet d’une mécanisation intensive.
Les moissons dans les haïku et tanka, une fiche du projet « mot de saison Pays Basque ».
Saison : Début de l’été
Classement du mot de saison : Activités humaines
Basque : Uzta ; Ogiketa
Espagnol : Cosecha ; Siega
Anglais : Harvest
Description :
Le mot moisson s’attachait autrefois à désigner principalement la récolte des céréales d’hiver ou de printemps (blé, orge, avoine, seigle…) Il s’est par la suite étendu aux autres cultures. Pour nos sociétés Européennes, le moment des moissons au début de l’été relevait d’une des périodes les plus importantes de l’année (qui dit moisson, dit blé ; qui dit blé dit pain, cet aliment occupant une place importante dans la diète alimentaire, sans compter sa valeur symbolique) et mobilisait une grande partie de la population rurale d’avant guerre.
Avec l’industrialisation, l’agriculture s’est intensifiée et mécanisée. Désormais un seul homme aux commandes d’une moissonneuse-batteuse suffit à la récolte de nombreux hectares. Le blé n’est plus érigé en meules, ne passe plus par les aires de battages… Au fur et à mesure de sa progression la machine vomit le grain dans une remorque qu’un tracteur acheminera directement jusqu’aux silos de la coopérative voisine.
Moissons et poésie :
José-Maria de Heredia (1842-1905) nous rappelle dans ce poème cette sensation d’océan végétal ondulant au vent que nous éprouvons tandis que nous parcourons ces vastes étendues de blé sur le point d’être moissonnées.
Floridum mare
La moisson débordant le plateau diapré
Roule, ondule et déferle au vent frais qui la berce ;
Et le profil, au ciel lointain, de quelque herse
Semble un bateau qui tangue et lève un noir beaupré.
Et sous mes pieds, la mer, jusqu'au couchant pourpré,
Céruléenne ou rose ou violette ou perse
Ou blanche de moutons que le reflux disperse,
Verdoie à l'infini comme un immense pré.
Aussi les goélands qui suivent la marée,
Vers les blés mûrs que gonfle une houle dorée,
Avec des cris joyeux, volaient en tourbillons ;
Tandis que, de la terre, une brise emmiellée
Éparpillait au gré de leur ivresse ailée
Sur l'Océan fleuri des vols de papillons.
Le temps d’un clic, retrouver ce mot de saison dans les haïku et tanka de Kirikino
Haïku :
Tanka :
Retrouver les autres mots de saison du « Saijiki Pays Basque »







