Ils se chargent l’été, de tenir compagnie aux chevaux et au bétail, qui ne les apprécient guère, les chassant de leurs queues. Mais ils ne dédaignent pas à l’occasion d’essayer d’entretenir un contact piquant avec les hommes.
Les taons dans les haïkus et tanka, une fiche du projet « mot de saison Pays Basque ».
Saison : Eté
Classement du mot de saison : Animaux
Basque : Ezpara
Espagnol : Tabano
Anglais : Horsefly or deerfly
Latin : Tabanidae
Description :
Comme chez les moustiques, seules les femelles de ces grosses mouches diurnes recherchent le sang des grands mammifères pour les besoins de la reproduction, les mâles se contentant du nectar des fleurs. Ces insectes diptères de la famille des tabanidae comptent plus d’une centaine d’espèces en Europe.
Les taons sont fréquents aux abords du bétail, particulièrement durant la saison chaude. Une chance pour nous, ils se contentent de sévir en plein air, leurs présences en milieu fermé ou dans les habitations étant plutôt accidentelle.
Pourvus d’un corps massif, d’ailes puissantes à l’origine d’un vrombissement bruyant en vol, c’est surtout la tête large qui retient l’attention, notamment leurs yeux immenses très colorés. Dotés de mandibules puissantes, ils mordent dans le cuir des bovins pour le découper, amenant la chair au vif pour ensuite sucer le sang de la plaie ouverte.
Cette morsure est à l’origine de désagréments tant pour le bétail que pour l’homme. L’insecte peut-être vecteur de virus et autres agents pathogènes, et chez l’homme chez certains sujets allergiques, la piqûre peut entraîner dans certains cas (rares) un choc anaphylactique.
Taons et poésie :
Dans ce poème intitulé « Sur l’Othrys » José Maria de Heredia (1842-1905), nous entraine sur les versants de ce mont, lieu ou les Titans établirent leurs résidences, qui n’échappent pas à la présence inopportune des taons.
Sur l'Othrys
L'air fraichit. Le soleil plonge au ciel radieux.
Le bétail ne craint plus le taon ni le bupreste.
Aux pentes de l'Othrys l'ombre est plus longue.
Reste, Reste avec moi, cher hôte envoyé par les Dieux.
Tandis que tu boiras un lait fumant, tes yeux
Contempleront du seuil de ma cabane agreste,
Des cimes de l'Olympe aux neiges du Thymphreste,
La riche Thessalie et les monts glorieux.
Vois la mer et l'Eubée et, rouge au crépuscule,
Le Callidrome sombre et l'Oeta dont Hercule
Fit son bûcher suprême et son premier autel ;
Et là-bas, à travers la lumineuse gaze,
Le Parnasse où, le soir, las d'un vol immortel,
Se pose, et d'où s'envole, à l'aurore, Pégase !
Le temps d’un clic, retrouver ce mot de saison dans les haïku et tanka.
Haïku :
Tanka :
Haïku photo :
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