Courageuses, elles commencent à fleurir dès la fin de l’hiver, mais il suffit de prononcer leurs noms pour annoncer le printemps,
Les primevères dans les haïku et tanka, une fiche du projet « mot de saison Pays Basque ».
Saison : Fin de l’hiver
Classement du mot de saison : Plante
Basque : Udaberri lore
Espagnol : Primavera
Anglais : Primrose
Nom latin : Primula sp.
La primevère doit son au nom « primo vere » qui signifie début du printemps. C’est en effet une des premières fleurs en sortie d’hiver - début de printemps.
Description :
Plante de petite taille (« pas plus haute qu’un quart de taon » dit Serge Reggiani dans la chanson « Primevère ») mais qui referme « toute l’ambition de la nature ».
C'est un bourgeon, c'est un bouton
C'est pas plus haut qu'un quart de taon
Qu'un frisson sur ma peau
Mais ça renferme en miniature
Toute l'ambition de la nature
De la graine au copeau
Ca pousse calme, prend son temps
Pour exploser dès le printemps
Dans un immense cri
(…)*
*Extrait des paroles de la chanson « Primevère » / Serge Reggiani / Album : « Le zouave du pont de l’Alma. »
On désigne sous le nom de primevères différentes plantes vivaces herbacées de la famille des primulacées : primevère commune, primevère officinale (le fameux coucou), primevère farineuse ; ces deux dernières variétés ayant des propriétés officinales.
Dans le cas du coucou ou primevère officinale, dont la floraison est plus tardive, plusieurs hampes florales émergent d’une rosette de feuilles ovales allongées. Les calices et corolles sont soudés. Les pétales portent une tache orange à leur base.
Habitat :
Plantes de pleine lumière que l’on trouve en abondance sur les talus, en lisière de forêt et dans les prés.
Primevères et poésie :
Le poète Théodore de BANVILLE (1823-1891), dans une ode à la vie, nous invite dans ce poème « A Adolphe Gaïffe », à faire des bouquets de primevères, à jouir de l’existence.
A Adolphe Gaïffe
Jeune homme sans mélancolie,
Blond comme un soleil d'Italie,
Garde bien ta belle folie.
C'est la sagesse ! Aimer le vin,
La beauté, le printemps divin,
Cela suffit. Le reste est vain.
Souris, même au destin sévère :
Et, quand revient la primevère,
Jettes-en les fleurs dans ton verre.
Au corps sous la tombe enfermé,
Que reste-t-il ? D'avoir aimé
Pendant deux ou trois mois de mai.
" Cherchez les effets et les causes ",
Nous disent les rêveurs moroses.
Des mots ! Des mots !... Cueillons les roses !
Le temps d’un clic, retrouver ce mot de saison dans les haïku et tanka de Kirikino.
Haïku :
Tanka :
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