Samedi 22 mars 2008
Saviez-vous que les capacités cognitives de reconnaissance des formes visuelles des abeilles domestiques sont étonnamment similaires à celles des nôtres, les hommes ?
Kirikino : En 2004, Martin Giurfa, chercheur au CNRS Toulouse démontrait les extraordinaires capacités de reconnaissance d’une image complexe par les abeilles.
Jean : Pour mémoriser les objets, l’homme a recours à une stratégie de reconnaissance des images complexes à partir de configuration simplifiée.
Kirikino : Tu permets, cette présentation n’est pas très claire.
Jean : L’hypothèse, en neuroscience, repose sur le fait que notre cerveau, par souci d’économie cognitive, lorsqu’il veut mémoriser un objet, va s’épargner des détails. Il va résumer l’objet en question à des lignes ou encore des figures géométriques.
Dans cette représentation simplifiée, une maison par exemple devient ainsi un rectangle surmonté d’un triangle. Jusqu’à présent, on attribuait de telles capacités cognitives, aux hommes et aux primates.
Kirikino : Tu sous-entends par là, que les abeilles seraient capables de telles prouesses ?
Jean : Moi non ! Mais l’équipe du CNRS démontre bel et bien que les abeilles sont capables, une fois entraînées, de retenir une configuration simplifiée, et de la reconnaître dans des stimuli qu’elles n’ont jamais vus.
Kirikino : Capacité impressionnante pour un insecte qui possède 100 milliards de fois moins de neurones qu’un homme.
Jean : Attends. Selon les chercheurs : « Le fait qu’elles puissent intégrer différents éléments visuels pour construire une représentation simplifiée d’un objet pourrait impliquer qu’elles possèdent des concepts génériques tels que fleur, arbre, ou encore montagne… »
Bibliographie :
La lettre CNRS Midi-Pyrénées / Juillet –Août 2004 – N°90
par Kirikino
publié dans :
Des abeilles et des hommes
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander



Derniers Commentaire