Samedi 14 juillet 2007
Kirikino : Pourquoi ne ferions-nous pas un bilan rapide de cette première décade d’activité.
Je rappelle Jean, que tu viens de terminer la première mise en bouteilles à la fin Juin, et que tu commences à commercialiser les hydromels Kirikino Ilargian depuis début Juillet.
Jean : En effet. Tu évoques un bilan !
Il est peut-être tôt pour en faire un à mon avis. Si tu le veux bien, parlons plutôt des faits marquants de la semaine.
Kirikino : Soit, c’est toi le maître à bord après tout.
Jean : Que nenni, je te rappelle que je suis ton invité.
Kirikino : C’est parti pour un tour. Vous ne connaissez pas ce garçon comme je le connais, mais sachez que c’est un pinailleur de première…
Jean : Hum, Hum. Kirikino les faits marquants de la semaine : cela t’intéresse oui ou non ?
Kirikino : Mais bien sûr mon grand, raconte, je suis tout ouïe.
Jean : Donc, une fois la première série de cuves mises en bouteilles, j’engage la prospection et l’action commerciale. Et cela démarre plutôt bien, car j’engrange une série de petites commandes dès le départ. Les distributeurs que je contacte sont séduits, conquis par mes hydromels.
Kirikino : Si je comprends bien, cela se présente plutôt bien.
Jean : En effet…
Kirikino : Alors pourquoi intituler ce billet « joies et déception ».
Jean : Tu fais bien de le rappeler, juste une pécadille. Figures-toi que courant Avril j’ai postulé au concours de la création d’entreprise agroalimentaire organisé par Agropole.
Pour les besoins du concours, j’ai donc rédigé un dossier conséquent, sur la base d’un canevas que les organisateurs m’avaient transmis. Et disons que lorsque tu consacres ainsi du temps à un dossier, c’est que tu crois aux chances de ta candidature.
Kirikino : Tu ne vas pas me dire maintenant que tu recherches les distinctions. Cela ne te ressemble pas.
Jean : Non là n’est pas la question. Ce qui m’intéressait avant tout dans le cadre de ce concours correspondait essentiellement aux retombées médiatiques que j’aurais pu avoir lors du lancement des produits.
Kirikino : Tu parles au conditionnel, ce qui sous-entend que ta candidature n’a pas été retenue, n’est-ce pas ?
Jean : Exact. Je pense que les organisateurs n’ont pas cru à ce dossier. Une production d’hydromel, cela semble tellement original, que dis-je fantaisiste.
Et pourtant, le marché et les consommateurs existent bel et bien.
Je viens de prendre connaissance d’un communiqué rédigé et publié par le ministère de l’agriculture et agroalimentaire du Canada, intitulé : « Le marché mondial de l’hydromel : débouchés pour les exportateurs canadiens d’hydromel ». A la lecture de cet article, il apparaît clairement que nos amis Canadiens voient dans ce produit un marché de niche aussi prospère que celui des « vins de glace ». Mais lis plutôt l’article, tu te feras une opinion par toi-même.
Kirikino : Je te crois. Je sais par expérience que lorsque tu évoques un sujet, c’est que tu t’es documenté.
Donc voilà, pour la petite déception. Quant aux joies ?
Jean : Les sources de joies ?
Nous les avons rapidement évoquées au début de ce billet. Elles se matérialisent ainsi que je te l’indiquais par l’accueil très favorable de mes produits auprès des professionnels de la distribution sur le plan local (dans l’immédiat) : cavistes, épiceries fines, magasins bios…
Pour la plupart de mes interlocuteurs, mes hydromels constituent une véritable découverte. Les qualificatifs « surprenant», «étonnant» sont ceux le plus fréquemment cités. Au dire de ceux-ci, ils sont « bluffés » ; ils ne s’attendaient pas à une telle finesse et intensité aromatique dans mes vins de miel. Et cela me procure une grande joie.
Kirikino : Après tous ces mois de travail, c’est bien compréhensible.
Il faudra que nous revenions dans un prochain billet sur la présentation des hydromels Kirikino Ilargian.
par Kirikino
publié dans :
Dégustation vin de miel
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