Jeudi 13 septembre 2007
Kirikino : Tu nous parles de ton projet de création d’entreprise depuis bientôt trois mois. Nous en connaissons le nom. Comment a t’il été défini?
Oui : Kirikino Ilargian, son histoire t’intéresse ?.
Kirikino : En effet. Une méthode particulière est-elle à l’origine de ce choix ?
Jean : Tu fais allusion à un quelconque cahier des charges dans lequel on préciserait : secteur d’activité, segment de marché, positionnement marketting, image de marque, etc…
Kirikino : Tout à fait !
Jean : Je te trouve très méthodique tout d’un coup.
Kirikino : C’est sans doute ta fréquentation… Mais cesse de tergiverser. À ce propos et nous le vérifierons par la suite, j’y suis pour quelque chose, et cela flatterait beaucoup mon égo, que ce choix fut réfléchi, à l’image du reste, si tu vois ce que je veux dire.
Jean : Mon pauvre Kirikino, au risque de te décevoir, je dois confesser que, dans ce cas, la méthode s’est avérée des plus empiriques.
J’avais à cœur plusieurs critères, le premier étant d’inscrire le nom de la future entreprise dans la culture locale.
Nous sommes en grande partie l’expression de notre culture, de notre éducation, du pays dans lequel nous grandissons et évoluons…Tous ces éléments ont des répercussions sur notre façon d’agir, de créer, d’imaginer, que sais-je encore ? Pour te donner un exemple : mon hydromel se trouve aux antipodes d’un chouchen Breton (boisson fermentée à base de miel pourtant voisine) non point par volonté de différenciation mais bien plus car nous ne partageons pas, et ce malgré certains points communs, le même héritage culturel.
Kirikino : Si je te comprend bien, il n’y avait selon toi, d’autre alternative que le recours à la langue Basque pour traduire cette volonté que tu viens de nous exposer.
Jean : En quelque sorte oui.
Le deuxième critère correspondait à une forme « d’expression de ma sincérité », si je peux parler ainsi, à cette volonté d’aligner le nom de l’entreprise sur les produits que celle-ci était supposée fabriquer.
Kirikino : Entendu, mais dans les faits, comment cela se traduit-il ?
Jean : Tu connais les deux grandes composantes de l’hydromel : eau de qualité et miel. Quels produits, quelles matières premières plus que l’eau et le miel nous renvoient à l’image de boissons et d’aliments naturels par excellence ? Il me fallait trouver une image qui traduirait cette acceptation tacite, ce garant d’un contrat que je me proposerai de respecter.
Je me devais de trouver un animal, un être vivant, qui deviendrait en quelque sorte cet intercesseur, et dont l’évocation du nom cautionnerait ma démarche.
Kirikino : Et moi, Kirikino, je jouerai ce rôle dans toute cette histoire. Écrasante responsabilité, tu ne trouves pas ? Je demande davantage d’explications dans le prochain billet.
par Kirikino
publié dans :
Création entreprise Kirikino Ilargian
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