Kirikino : Jean, peux-tu revenir sur le constat de base : décris-nous à grands traits les faits sur lesquels tu fondes la faisabilité de ton projet.
Jean : Mon intérêt pour l’hydromel, et les boissons à base de miel dans un cadre plus général ne cessant de croître, j’élargis, Internet aidant, ma recherche d’informations.
Je découvris alors un engouement très prononcé des consommateurs vers de nouvelles boissons, ou encore vers des boissons traditionnelles de forte typicité. À force de vouloir uniformiser le goût à tout prix, de penser au lancement de produits sur le plan mondial, on initie des événements qui naviguent à contre-courant. Connais-tu un quelconque consommateur, qui demain serait ravi à l’idée de s’habiller à l’identique, consommerait la même boisson, regarderait les mêmes émissions, bref ferait abstraction totale de son « background » comme disent les anglo-saxons. La mondialisation porte en elle ses corollaires, pour preuves, dans le domaine qui nous intéresse :
Kirikino : Sont-ce là les propos d’un champion de l’altermondialisation ?
- - La crise que traverse aujourd’hui la filière viticole classique, tandis que les « vins bios » ou encore « les petits domaines de caractère » réussissent à tirer leur épingle du jeu.
- - Le retour en force des micro brasseries, phénomène qui prend de l’ampleur sur les marchés outre-atlantique, et qui gagne depuis quelques années les faveurs de l’Europe.
- - En ce qui concerne les boissons à base de miel, l’hydromel en tant que boisson traditionnelle et de confection artisanale, demeure toujours consommé sur la quasi-totalité des continents. On assiste comme pour la bière à un phénomène de renouveau et de redécouverte de ce produit principalement aux Etats-Unis et au Canada, ou de nombreuses « meaderies » voient le jour. Et ce phénomène s’exporte : en Australie, Nouvelle-Zélande, Europe. De petites unités apparaissent sur un segment de marché certes très étroit, mais néanmoins prometteur. Enfin tout dépend de l’angle sous lequel on voit les choses : il est évident que pour les géants de la boisson, cela représente « peanuts » en comparaison des volumes et des chiffres d’affaires qu’ils réalisent.
Jean : Certes pas. Ne m’as-tu point demandé de t’énumérer quelques faits objectifs ?
Kirikino : En effet… Quant à la suite ?
Jean : Evidente : de l’idée au projet, il n’y avait qu’un pas à franchir. Je disposais des connaissances nécessaires, d’une bonne expérience de la vente, de la gestion d’un centre de profit…
Restait à finaliser ce projet, à vérifier son opportunité commerciale…
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