« L’école de Salerne » dans son traité d’hygiène de vie : « De la sobriété, conseils pour vivre longtemps » encense les bienfaits de la consommation d’hydromelKirikino : Jean, si j’ai bon souvenir, nous avons eu cet été la visite de chanteurs d’opéra qui recherchaient l’hydromel pour entretenir ou soigner leurs voix, n’est-ce pas ?
Jean : .Il me semble que l’hydromel leur avait été recommandé par un naturopathe, mais je n’en mettrai pas ma main à couper.
Cela m’avait d’ailleurs surpris, mais dernièrement je suis tombé sur un article de « l’école de Salerne * » relatif à l’hydromel, qui rapporte les propos suivants :« Hydromel :
Bienfaisant hydromel, ta suave liqueur
Dégage l’intestin et ranime le cœur
Et resserrant le cours d’une veine trop pleine,
Donne à la voix plus pure un charme qui m’entraîne »Kirikino : Voilà qui va en effet dans le même sens !
Jean : Peut-être, mais j’ai poursuivi ma lecture et écoute bien la description de l’eau dans ce même ouvrage :
L’eau, fatale boisson, nuisible en un repas,
Refroidit l’estomac qui ne digère pas :
Bois-en, soit, mais très peu, si la soif te talonne ;
Assez pas trop : ainsi la sagesse l’ordonne.
D’une eau trop abondante en l’estomac noyé
Ne va pas submerger l’aliment délayéKirikino : Cela est par contre un peu « fort de café » ne trouves-tu pas ?
Jean : Il faut, je pense resituer cela dans le contexte. L’eau dans les cités de l’époque ne devait pas forcément être très potable, si tu vois ce que je veux dire, et les maux d’estomacs dus à une ingestion de mauvaise qualité, assez fréquents.
Kirikino : Sans doute, mais, les temps ont changés, et l’eau du robinet offre aujourd’hui des garanties de potabilité.
De l’hydromel oui, mais avec modération !
Ayons à l’esprit la mention « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé »* Source : « L’école de Salerne » / De la sobriété, conseils pour vivre longtemps par L. Cornaro (page 41)/ Traduction en vers français par M. Charles Meaux Saint-Marc précédées d’une introduction par M. le Docteur Ch. Daremberg / Paris /J.B Baillière et fils, libraires de l’académie impériale de médecine./ 1801
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