On retrouve des éléments qui témoignent de l’attrait de l’homme pour cette denrée précieuse qu’est le miel dès le néolithique. Mais, sans doute existait-il des chasseurs-cueilleurs de miel bien avant !
Kirikino : Les récentes découvertes de ruches vielles de 3000 ans en Israël, témoignent d’une apiculture organisée fort ancienne.
Mais l’attrait de l’homme pour le miel sauvage est bien antérieur.
Jean : Des chercheurs ont mis en évidence sur des sites archéologiques remontant au néolithique des restes de cire (le miel ne se conservant pas) dans des récipients en céramique qui attesteraient de l’utilisation de ces ingrédients cire et miel : le miel en tant qu’aliment, la cire pour les besoins de la pharmacopée, de l’éclairage, ou encore les activités artistiques…
Kirikino : Ces archéologues envisagent donc dés le néolithique, la récolte du miel comme étant une activité spécialisée, réalisée par de véritables « chasseurs de miel ».
Photo : Cueva de la araña source photo
Jean : En Europe et notamment en Espagne (Cueva de la araña), une peinture rupestre, vielle de quelque 8000 ans témoigne de cette activité. Cette peinture représente une silhouette humaine (vraisemblablement féminine) aux abords d’un trou dans lequel se trouve le nid d’abeilles.
Une triple liane a dû lui permettre d’y accéder. Le personnage représenté tient à la main un panier ou un quelconque récipient et de l’autre main, il semble se saisir des rayons de miel.
Mais des témoignages archéologiques ont été également trouvés dans d’autres régions du monde, notamment dans la chaîne montagneuse de Drakensberg (Afrique du Sud).
Kirikino : Et ces témoignages seraient antérieurs à ceux découverts en Espagne.
Jean : Les recherches sont toujours en cours.
Dans son ouvrage «, ‘ l’homme et l’abeille », Philippe Marchenay nous précise que :
« Un chercheur autrichien, Harald Pager a récemment découvert une série d’abris ornés en Afrique du Sud, où sont représentées des abeilles, des rayons de miel, et même des sortes d’échelles, comme les lianes de la peinture de la grotte de l’Araignée. L’un de ces dessins, découvert dans les collines de Matopo, en Rhodésie, montre un chasseur de miel au travail, qui à l’aide d’une torche allumée, fait sortir les abeilles de leur nid.
D’après les dernières recherches en cours, il semble bien que la récolte du miel par les chasseurs-cueilleurs ait pris une part assez importante dans les activités humaines dés la fin de la période des glaciations, c’est-à-dire bien avant l’époque des peintures rupestres découvertes en Espagne. »
Kirikino : Une activité fort ancienne qui continue à être pratiquée dans de nombreuses régions du globe, nous y reviendrons
Jean : Oui, la chasse-cueillette du miel dans certains pays demeure toujours d’actualité
Sources et bibliographie :
Des « chasseurs de miel » au Néolithique / Article de Stéphanie Belaud / CNRS
« L’homme et l’abeille » Philippe Marchenay / Espace des Hommes / Berger-Levrault /1979
Pager : Rock painting in southern Africa showing bees and honey hunting in Bee World, vol. 54, N° 2 London, 1973
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