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Le peigne irradiait d’une lumière dorée fascinante, dont l’eau se chargeait de reflets opalescents.
Le calme revenu, Unaï abandonna son refuge végétal pour les rives de la vasque.
Dans les profondeurs de celle-ci, il pouvait observer à loisir le saumon immense se gaver d’un menu fretin attiré par la lumière que dégageait le peigne. Le poisson à l’évidence satisfaisait un appétit vorace : un goujon par ci, une ablette par là, suivis après un passage éclair en surface, d’un gobage d’éphémères et autres insectes également attirés par la luminescence de l’eau.
Le manège dura ce qui sembla à Unaï un temps infini : gardon par ci, grenouille par là…
Pendant ce temps, le peigne perdait de son éclat. La lumière s’amenuisait au fur et à mesure des évolutions du poisson. Enfin, le saumon rassasié, se saisit du peigne dans la semi pénombre qui maintenant gagnait les profondeurs de la vasque. Il disparut, et l’eau retrouva sa couleur turquoise d’origine.
On ne distinguait rien, ni du fond, ni du saumon, rien qui permit de soupçonner en ces lieux la présence d’un animal aussi fabuleux.
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