L’hydromel en Europe se démocratise dès la Grèce Antique. Il constitue la boisson fermentée commune aux nombreuses ethnies en présence.
Ainsi l’hydromel est-il connu et consommé dans l’ensemble de l’Europe : les Grecs le nomment « mélikraton » et Homère assure qu’il était consommé lors des libations en l’honneur des mannes. Les
cavaliers Grecs l’utilisent même comme produit dopant pour leurs montures.
Les Romains le connaissent sous le nom d’ « aqua mulsa » , les saxons sous le nom de « meth, » les celtibères, les celtes en font un grand usage…
Pour ces derniers, la fête de Samain (1° Novembre) marque la fin d’une année et le début d’une suivante. Elle est l’occasion de beuveries et de somptueux banquets. La participation de la classe
sacerdotale, représentant la divinité, explique l’usage de l’hydromel en cette occasion.
Mais l’hydromel n’est pas la seule boisson alcoolisée consommée. Les Romains commencent à préférer le vin à l’hydromel, et développent la culture de la vigne au fur au fur et à mesure de leurs
conquêtes.
Le développement de la consommation de ces boissons (vin, hydromel, cidres et poirés…) s’explique par les propriétés antiseptiques de l’alcool, ainsi que par le fait que ces boissons sont
acides, donc peu propices au développement d’agents pathogènes.
Ces qualités permettent même lors de dilution avec de l’eau, d’améliorer la qualité sanitaire des eaux de boisson (dont une grande partie était impropre à la consommation humaine).
Ajoutons à cela des apports de vitamines, sels minéraux et de calories importants, ce qui, compte tenu des conditions de vie de l’époque, est loin d’être négligeable.
L’histoire de l’hydromel comprend 5 volets :
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