La lecture de ce billet sur le blog de kirikino possible grâce à une modélisation de la programmation des serveurs informatiques inspirée de la danse des abeilles ?
Kirikino : Décidément la vie d’une colonie d’abeilles constitue une source d’inspiration infinie pour les chercheurs contemporains.
Un laboratoire américain vient d’imaginer une nouvelle technique susceptible de décupler les capacités des serveurs Internet .
Grâce à quoi : je vous le donne en mille !
Tout simplement grâce à l’observation du système de communication des abeilles.
Jean : Tout simplement ! Tu vas vite en besogne Kirikino ! Le programme a dû demander une somme de travail considérable, et une suite d’algorithmes impressionnants
Craig Tovez est professeur au Georgia Institute of Technology. Il travaille sur un programme de recherche ayant pour objet un système de modélisation mathématique susceptible d’éviter les
phénomènes de saturation des différents serveurs Internet.
Il lui a fallu étudier les abeilles pendant des années avant de trouver la bonne application.
Kirikino : Le postulat de base démarre donc du constat qu’il existe une certaine homologie entre un serveur Internet et une colonie d’abeilles.
C’est un peu tiré par les cheveux, non ?
Jean : Le constat de base sur lequel s’appuie Craig est le suivant : une colonie d’abeilles qui vivrait dans le Nord de l’Europe par exemple, dispose de seulement une période
de trois mois, pour trouver et accumuler les réserves nécessaires à la survie de la colonie.
Toutefois la disponibilité du nectar est imprévisible, et l'échelle de fluctuation de la rareté à l'abondance des ressources est inconnue. La disponibilité et la qualité de nectar varient
d’heure en heure, de jour en jour en fonction d’éléments comme les conditions du microclimat, la position du soleil, le cycle floral et son exploitation…
Il n’est pas rare que le taux de consommation de nectar d’une colonie varie dans un rapport de cent pour un au cours de la même journée.
Il appartient donc aux abeilles de gérer ces pics de consommation imprévus, ainsi que de faire face à un problème d’affectation des ressources. Elles disposent pour cela d’un système de
communication communément dénommé « danse des abeilles ». Ce système leur permet de se déplacer rapidement et sans difficulté, de délaisser une source de nectar au profit d’une autre source
plus prometteuse ou plus abondante. Et cela à partir d’informations glanées à la dernière minute.
Kirikino : Craig et son collègue Sunil Nakrani, spécialiste des sciences informatiques de l’University of Oxford, décident de transposer le modèle de la danse des abeilles aux
serveurs Internet inactifs.
Jean : Ces serveurs, bien qu’optimisés pour des « conditions d’exploitations normales », connaissent fréquemment des « pics de demande » critiques. Pour pallier les problèmes,
ils se sont donc inspirés de la colonie d’abeilles en créant une « salle de danse virtuelle » afin que les serveurs disponibles dégagent de la puissance de traitement des requêtes d’information
au profit des serveurs engorgés.
Kirikino : Et cela se traduit par un surcroît d’efficacité du service qui peut varier de 4 à 25 %.
Bel exemple de biomimétique, n’est-ce pas ?
Bibliographie :
From honeybees to Internet servers : biomimicry for distributed management of Internet hosting centers / Sunil Nakrani and Craig Tovey / IOP PUBLISHING/2007