Au début du X° siècle, un ambassadeur Arabe rapporte le déroulement des funérailles Vikings. Si le défunt est un homme pauvre, on le place dans une barque rudimentaire et on l’incinére .
Mais dans le cas d’un homme au statut social élevé, la cérémonie prend une tout autre dimension.
Kirikino : Au X° siècle, Ahmad Ibn Fadlan, ambassadeur du calife de Bagdad relate les rites funéraires célébrés par les Vikings, qui, au cours de leurs incursions, étaient parvenus
jusqu’au Fleuve Volga.
«(…) S’il s’agissait d’un homme riche, »décrit-il, « on faisait de sa fortune trois parts : une pour sa famille, une autre pour les vêtements mortuaires, une autre pour préparer une boisson
forte, appelée « nabih » (du nom de l’hydromel en arabe), que les redevables et amis du défunt buvaient sans relâche jusqu’au jour de l’incinération du cadavre(…) ».
Jean : Les chefs Vikings de l’époque étaient incinérés en compagnie d’esclaves « volontaires » (ou désignées). Il est donc demandé à l’assistance « Qui veut accompagner le défunt ». Si
une personne dit « moi », elle ne pourra en aucun cas faire marche arrière.
Kirikino : La jeune esclave (car le plus souvent, ce sont les femmes qui s’offrent en sacrifice) est séparée de la famille et confiée à deux jeunes filles, qui vont prendre soin d’elle
jusqu’au jour de la cérémonie.
Jean : La communauté se livre alors aux préparatifs de la cérémonie : confection des habits que devra porter le cadavre, édification du bûcher sur une barque échouée sur la plage et
réservée à cet effet.
Kirikino : Et, pendant tout le temps des préparatifs en vue de
l'incinération, la jeune esclave
boit de l’hydromel et chante.
Bibliographie :
"Intimidades de la Historia", de Carlos Fisas / Editorial Planeta
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