L’invention de l’hydromel autorise le passage de la nature à la culture
Kirikino : Dans le mythe du Chaco rapporté par Claude Lévi-Strauss, nous constatons que cet un oiseau qui creusa le premier tambour.
Jean : Et ce tambour, nous devons l’envisager comme un instrument au double usage : un récipient pour la préparation de l’hydromel, et, un tambour pour la célébration des rituels et des festivités.
Kirikino : Ainsi , l’invention de l’auge-tambour entraîne la transformation d’un animal en humain…
Jean : Exact, si nous en croyons les propos de Lévi-Strauss : « (…) l’invention de l’hydromel opère un passage de la nature à la culture, comme cela ressortait déjà de notre analyse des mythes sur l’origine (de la fête) du miel … »
Kirikino :Auquel cas être détenteur de miel sans eau, donc dans l’impossibilité de le transformer en hydromel, implique la transformation inverse.
Jean : Tout à fait. Lévi-Strauss s’appuie sur un mythe Botocudo qui « (…) impute à l’Irara, maître du miel sans eau (anhydromel par conséquent), la responsabilité de la transformation inverse : des humains en animaux ».
Elément que vient confirmer un autre mythe Matako « (…)qui mange trop de miel sans boire s’étouffe et risque de périr ».
Enfin poursuit Lévi-Strauss « (…) le miel et l’eau s’impliquent mutuellement, on donne l’un en échange de l’autre ».
Bibliographie :
Claude Lévi-Strauss - Mythologiques - « Du miel aux cendres » -Editions Plon /1966
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