Du recours à l’hydromel dans la pharmacopée traditionnelle…
Kirikino : Envisagé dès le néolithique dans un cadre rituel et liturgique, l’hydromel devient rapidement une boisson dont l’usage et la consommation s’étendent au cadre festif :
libations, célébrations, commémorations… ou convivial : hospitalité, partage….
Il est très possible que le recours à l’hydromel en tant que remède dans le contexte médical ou de la pharmacopée traditionnelle soit concomitant.
Jean : Toutefois, les preuves les plus anciennes qui nous parviennent remontent à l’Antiquité, ainsi qu’en démontrent les écrits de médecins Grecs.
Ces précurseurs de la médecine moderne actuelle, font état dans leurs recommandations et prescriptions d’un usage fréquent de l’hydromel simple (non-fermenté) ou vineux (fermenté).
Hippocrate, Philagrius, Oribase et plus tard Galien à Rome louent les vertus de l’hydromel, et en recommandent la consommation.
Kirikino : Plus tard, et ce jusqu’à la fin du Moyen Age, les apothicaires associent la production d’hydromel à la macération de plantes médicinales.
Jean : Ils ont en effet observé, que l’hydromel, permettait de capter très rapidement les principes actifs et sapides des plantes, enfin des « simples » comme on les dénommait à
l’époque. De ce fait l’hydromel constitue un ingrédient privilégié dans la fabrication de nombreux élixirs, électuaires et sirops à base de plantes.
L’hydromel est même utilisé en l’état en pathologie bucco-dentaire pour le traitement des parulies, ces abcès des gencives communément soignés aujourd’hui à l’aide d’antibiotiques.
Il intervient dans la préparation de macérations de plantes pour un usage externe dans certains cas de surdité. Il entre également dans de nombreuses préparations béchiques, donc de remèdes
visant à traiter la toux, propriété aujourd’hui scientifiquement reconnue au miel…
Bref tout un tas de pratiques tombées pour la plupart en désuétude…
Kirikino : Sans doute, mais certaines préparations pharmaceutiques recourent toujours à l’hydromel…
Jean : Ce qui expliquerait, chez quelques rares personnes, que le premier contact avec l’hydromel en tant que boisson, évoque le cadre pharmaceutique où puisse rappeler un sirop pour
la toux… L’hydromel serait-il en quelque sorte un alicament ?
Kirikino : Enfin, s’il vous arrive d’y goûter, vous et vous seul pourrez juger de son goût, car le goût est affaire très personnelle. Tentez l’expérience, vous constaterez par
vous-même.
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